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Paroles et musique : Jean-Jacques Goldman© J.R.G. Éditions MusicalesRElle met du vieux pain sur son balconPour attirer les moineaux, les pigeonsElle vit sa vie par procurationDevant son poste de télévision.1Lever sans réveil, avec le soleilSans bruit, sans angoisse, la journée se passeRepasser, poussière, y'a toujours à faireRepas solitaire, en point de repère.2La maison si nette, qu'elle en est suspecteComme tous ces endroits où l'on ne vit pasLes êtres ont cédé, perdu la bagarreLes choses ont gagné, c'est leur territoire.3Les temps qui les casse, ne les change pasLes vivants se fanent, mais les ombres pasTout va, tout fonctionne, sans but, sans pourquoiD'hiver en automne, ni fièvre ni froid.RElle met du vieux pain sur son balconPour attirer les moineaux, les pigeonsElle vit sa vie par procurationDevant son poste de télévision.Elle apprend dans la presse à scandaleLa vie des autres qui s'étaleMais finalement de moins pire en banalElle finira par trouver ça normalElle met du vieux pain sur son balconPour attirer les moineaux, les pigeons.4Des crèmes et des bains qui font la peau douceMais ça fait bien loin que personne ne la toucheDes mois, des années sans personne à aimerEt jour après jour l'oubli de l'amour.5Ses rêves et désirs si sages, si possiblesSans cri, sans délire, sans inadmissibleSur dix ou vingt pages de photos banalesBilan sans mystère d'années sans lumière.
Paroles et musique : Jean-Jacques Goldman© J.R.G. Éditions MusicalesRElle met du vieux pain sur son balconPour attirer les moineaux, les pigeonsElle vit sa vie par procurationDevant son poste de télévision.1Lever sans réveil, avec le soleilSans bruit, sans angoisse, la journée se passeRepasser, poussière, y'a toujours à faireRepas solitaire, en point de repère.2La maison si nette, qu'elle en est suspecteComme tous ces endroits où l'on ne vit pasLes êtres ont cédé, perdu la bagarreLes choses ont gagné, c'est leur territoire.3Les temps qui les casse, ne les change pasLes vivants se fanent, mais les ombres pasTout va, tout fonctionne, sans but, sans pourquoiD'hiver en automne, ni fièvre ni froid.RElle met du vieux pain sur son balconPour attirer les moineaux, les pigeonsElle vit sa vie par procurationDevant son poste de télévision.Elle apprend dans la presse à scandaleLa vie des autres qui s'étaleMais finalement de moins pire en banalElle finira par trouver ça normalElle met du vieux pain sur son balconPour attirer les moineaux, les pigeons.4Des crèmes et des bains qui font la peau douceMais ça fait bien loin que personne ne la toucheDes mois, des années sans personne à aimerEt jour après jour l'oubli de l'amour.5Ses rêves et désirs si sages, si possiblesSans cri, sans délire, sans inadmissibleSur dix ou vingt pages de photos banalesBilan sans mystère d'années sans lumière.