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J'ai oublié jusqu'à mon nom
En grattant de mes doigts fragiles
Jusqu'au plus profond de l'argile
Pour trouver l'or de Salomon

On est des milliers dans la mine
Tremblants de cette fièvre d'or
On creusera jusqu'à la mort
Pour cette couleur assassine

Le soleil est au fond du trou
Qui suinte l'eau et la vermine
On est des milliers dans la mine
Accrochés à ce rêve fou

Le silence des jungles
A recouvert les corps
Des indiens massacrés
Aux frontières colombiennes

Quand plane le curare
Et crache le FM
Quand passent les barbares
Sur les corps des indiennes
Tu sais, l'odeur du sang
Et de l'or est la même

Mais la vierge amazone
Ne s'est jamais donnée
Qu'à quelques gentilshommes
Qui n'ont rien demandé
Rien demandé

Saigne la boue, monte l'échelle
Les yeux creusés, le dos en sang
Quand les sourires n'ont plus de dents
Et que la main colle à la pelle

Et si tu tombes du scorbut
Au fond des jungles du Para
Au bord de Serra Pelada
Tu n'auras pas atteint ton but

T'auras pas supporté le poids
De tous les carats de l'or brut
Les années, les heures, les minutes
Au fond de Serra Pelada

Le silence des jungles
A recouvert les corps
Des indiens massacrés
Aux frontières colombiennes

Quand plane le curare
Et crache le FM
Quand passent les barbares
Sur les corps des indiennes
Tu sais, l'odeur du sang
Et de l'or est la même

Mais la vierge amazone
Ne s'est jamais donnée
Qu'à quelques gentilshommes
Qui n'ont rien demandé
Les uns se sont perdus
Dans le fond des lagunes
Les autres devenus
Gentilshommes de fortune
Ou d'infortune.
J'ai oublié jusqu'à mon nom   En grattant de mes doigts fragiles   Jusqu'au plus profond de l'argile   Pour trouver l'or de Salomon      On est des milliers dans la mine   Tremblants de cette fièvre d'or   On creusera jusqu'à la mort   Pour cette couleur assassine      Le soleil est au fond du trou   Qui suinte l'eau et la vermine   On est des milliers dans la mine   Accrochés à ce rêve fou      Le silence des jungles   A recouvert les corps   Des indiens massacrés   Aux frontières colombiennes      Quand plane le curare   Et crache le FM   Quand passent les barbares   Sur les corps des indiennes   Tu sais, l'odeur du sang   Et de l'or est la même      Mais la vierge amazone   Ne s'est jamais donnée   Qu'à quelques gentilshommes   Qui n'ont rien demandé   Rien demandé      Saigne la boue, monte l'échelle   Les yeux creusés, le dos en sang   Quand les sourires n'ont plus de dents   Et que la main colle à la pelle      Et si tu tombes du scorbut   Au fond des jungles du Para   Au bord de Serra Pelada   Tu n'auras pas atteint ton but      T'auras pas supporté le poids   De tous les carats de l'or brut   Les années, les heures, les minutes   Au fond de Serra Pelada      Le silence des jungles   A recouvert les corps   Des indiens massacrés   Aux frontières colombiennes      Quand plane le curare   Et crache le FM   Quand passent les barbares   Sur les corps des indiennes   Tu sais, l'odeur du sang   Et de l'or est la même      Mais la vierge amazone   Ne s'est jamais donnée   Qu'à quelques gentilshommes   Qui n'ont rien demandé   Les uns se sont perdus   Dans le fond des lagunes   Les autres devenus   Gentilshommes de fortune   Ou d'infortune.