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Clean Lyric
Paragraph Lyric
Si en dévalant la colline
Tu cavales un peu trop
A trébucher sur les Ondines
Qui longent le bord des ruisseaux
Dis leur qu'ici c'est la machine
Un voyage au bout du médiocre
Que c'est un mal du pays qui mine
Celui du commerce de l'autre

Et que rien n'est pour de vrai

Si tu t'envoles en bicyclette
Dans une tasse d'anis étoilé
Comme le calme après la tempête
Peut aussi atteindre des sommets
Reviens faire un tour près du coeur
Au bout des âmes longilignes
Il y a le corps des âmes soeurs
Et la promesse d'une aube un peu plus digne

Même si rien n'est pour de vrai

Si ce n'est un rêve de misère
Et des bas-fonds qui virent et voltent
Des tiroirs-caisses pas loin les colts
Ou des écrans totalitaires
Rien n'est pour de vrai

Alors à cloche-pied on bouge
Au lendemain des nuits d'ivresse
Lorsque les dollars se dédoublent
Au gré des mouvements de leurs fesses
Peut-être bien quelques doigts d'honneur
Adressés à la race des salauds
Qui font leurs soldes, qui font leur beurre
Au clac de la tristesse à la foire au bestiaux

Rien n'est pour de vrai

Puisque l'on ne rêve pas sa vie
Mais que c'est elle qui nous rêve
Il nous faudra chercher sans trêve
Dans ses recoins les plus jolis
Puisque les cheminées d'usines
Crachent de longue leurs langues de déprimes
Puisque le malheur est malin
A prendre l'allure d'un bonheur feint

Et que rien n'est pour de vrai
Si en dévalant la colline   Tu cavales un peu trop   A trébucher sur les Ondines   Qui longent le bord des ruisseaux   Dis leur qu'ici c'est la machine   Un voyage au bout du médiocre   Que c'est un mal du pays qui mine   Celui du commerce de l'autre      Et que rien n'est pour de vrai      Si tu t'envoles en bicyclette   Dans une tasse d'anis étoilé   Comme le calme après la tempête   Peut aussi atteindre des sommets   Reviens faire un tour près du coeur   Au bout des âmes longilignes   Il y a le corps des âmes soeurs   Et la promesse d'une aube un peu plus digne      Même si rien n'est pour de vrai      Si ce n'est un rêve de misère   Et des bas-fonds qui virent et voltent   Des tiroirs-caisses pas loin les colts   Ou des écrans totalitaires   Rien n'est pour de vrai      Alors à cloche-pied on bouge   Au lendemain des nuits d'ivresse   Lorsque les dollars se dédoublent   Au gré des mouvements de leurs fesses   Peut-être bien quelques doigts d'honneur   Adressés à la race des salauds   Qui font leurs soldes, qui font leur beurre   Au clac de la tristesse à la foire au bestiaux      Rien n'est pour de vrai      Puisque l'on ne rêve pas sa vie   Mais que c'est elle qui nous rêve   Il nous faudra chercher sans trêve   Dans ses recoins les plus jolis   Puisque les cheminées d'usines   Crachent de longue leurs langues de déprimes   Puisque le malheur est malin   A prendre l'allure d'un bonheur feint      Et que rien n'est pour de vrai